biotechnologies et amélioration des plantes tropicales

Objectifs

Le parcours Biotechnologie et Amélioration des Plantes Tropicales (BAPT) permet d’acquérir une spécialisation poussée en biologie translationnelle (transfert des connaissances acquises et des approches développées sur les espèces modèles à l’amélioration des espèces d’intérêt agronomique non modèles) et sensibilise à la conduite de projet à l’international pour l’aide au développement. Le choix des sujets de stage de M1 et de M2 permet de renforcer cette spécialisation dans un contexte privilégié ou la demande dans ce domaine est exceptionnelle tant en France qu’à l’international (instituts de recherche nationaux: CIRAD, IRD; internationaux: CGIAR et entreprises privées à l’international). L’objectif de cette combinaison d’enseignements est de former des étudiants prêts à aborder une thèse de doctorat et devenir des chercheurs amenés à être recrutés dans des structures de recherche fondamentale ou appliquée dans les sciences du végétal. Des débouchés alternatifs existent pour les étudiants qui ne souhaitent pas s’orienter dans cette voie (ingénieurs de recherche, communication scientifique, conseil dans les collectivités, associations, organisations non gouvernementales…). Pour la recherche, l’ensemble des organismes de recherche sont visés (Universités, CNRS, IRD, INRAe et CIRAD), incluant les dispositifs de recherche appliquée en partenariat avec des entreprises dans le secteur de l’amélioration des plantes, des biotechnologies végétales ou de la recherche pour l’aide au développement, ainsi que des centres internationaux de recherche (centre du CGIAR par exemple).

Contenu de la formation

Le parcours BAPT s’appuie sur des unités d’enseignement communes aux parcours BiPa, IPM et MEV destinées à acquérir un socle de connaissances fondamentales en biologie des plantes au sens large et des outils requis à l’approche scientifique (statistiques, bioinformatique, analyse critique, gestion de projet…). Ce tronc commun comprend un stage en M1 et en M2 qui permet à l’étudiant de contribuer à développer un projet de recherche dans un laboratoire d’un institut public ou d’une entreprise privée. Le sujet et le terrain de stage est adapté au parcours suivi par l’étudiant.

Grâce à des UE spécifiques dont une école thématique spécialisée et au choix d’options proposées en M1 et M2, le parcours BAPT est orienté sur l’appropriation d’outils de la biotechnologie ainsi que sur une connaissance de la pratique de l’amélioration des plantes ciblant en particulier les principales plantes vivrières ou de rente des milieux méditerranéens et tropicaux.

Une UE spécifique du M1 partagée entre les parcours BAPT et Ibion-Tec permet d’aborder les approches d’ingénierie visant à la production de phyto-molécules d’intérêt.

En M2, deux UE spécifiques au parcours BAPT permettent à l’étudiant de travailler en petits groupes sur un projet autour d’une question de recherche ciblant l’amélioration d’une plante cultivée à des changements du milieu (déficit hydrique, sol pauvre…). Pour cela, il est amené à mobiliser ses connaissances afin d’analyser des phénotypes et des stratégies adaptatives des plantes, de les modéliser et de proposer un objectif d’amélioration (idéoptype). L’école thématique « génomique fonctionnelle des plantes tropicales et méditerranéennes » a pour but d’illustrer, à travers des études de cas, comment les connaissances acquises sur les espèces modèles et l’utilisation de données de génomique sur les espèces encore peu étudiées permet de concevoir des stratégies d’amélioration classiques ou biotechnologiques de la résistance aux stress des principales espèces tropicales. Dans cette école qui permet échanges entre étudiants de master, doctorants et chercheurs sont aussi illustrés les montages et les outils de partenariats permettant l’élaboration de recherche collaboratives internationales et interinstitutionnelles ciblant l’aide au développement. A travers les choix d’options qui lui sont proposés l’étudiant pourra affiner sa formation et soit aller plus loin en travaillant sur l’adaptation des plantes au changement climatique ou sur leur résistance aux stress biotiques, soit s’ouvrir aux dimensions humaines et sociales de l’amélioration des plantes.

Enfin, s’appuyant sur le campus international de Montpellier qui est le premier pôle Européen de recherche en Sciences du Végétal dédié à l’amélioration des espèces cultivées méditerranéennes et tropicales grâce notamment à l’implantation de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), et du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en recherche Agronomique pour le Développement), l’étudiant aura accès à un large choix de stages en France ou à l’étranger, lui donnant l’opportunité d’explorer concrètement la réalisation d’une recherche sur une espèce cultivée tropicale et/ou une projection sur un terrain de recherche au Sud en partenariat avec un institut de recherche national ou international.

Liste des Unités d’Enseignement

M1, 1er semestre

M1, 2ème semestre

M2, 1er semestre

M2, 2ème semestre